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Que faut-il savoir sur le système éducatif russe ?

L’éducation russe est connue dans le monde en tant que “l’école russe”. Les spécialistes ayant étudié en Russie font souvent partie de l’avant-garde des scientifiques et des hommes de culture dans leurs pays d’origine. Les diplômés des universités russes sont généralement fiers de l'expérience qu’ils ont acquise en Russie, qui leur sert de bonne base à travers leur chemin sur tous les continents. Mais il ne faut pas non plus oublier que le grand potentiel économique de la Russie ouvre également des possibilités sur le marché russe du travail, notamment dans les sphères telles que nanotechnologies, espace, énergie, médecine et d’autres

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Les Universités et Établissements supérieurs russes

Aujourd’hui, la Russie compte plus de 1400 établissements d’enseignement supérieur dont 383 universités. Si l’on y ajoute les filiales de ces mêmes établissements, le chiffre monte à près de 3 500. Cependant, les universités russes ont des difficultés pour attirer les étudiants étrangers. Confrontée à la concurrence des pays occidentaux, la Russie peine à donner une image dynamique et innovante à son système d’enseignement supérieur. Les étudiants qui choisissent d'étudier en Russie le font souvent pour des raisons linguistiques.

Pour moderniser la recherche universitaire et donner plus de visibilité aux universités sur le plan international, le gouvernement russe a décidé de restructurer le paysage existant en distinguant trois types d’établissements : les universités fédérales, les universités nationales de recherche et une troisième catégorie qui ne concerne que les deux établissements d’enseignement supérieur, les plus importants et prestigieux de Russie : l'université d’État de Moscou et l’université d’État de Saint-Pétersbourg. Il incombe à chaque université fédérale de développer un district (découpage géographique administratif), à savoir assurer une formation professionnelle de haut niveau, moderniser le système local d’enseignement supérieur et améliorer le niveau de la recherche scientifique. Une université sera choisie dans chaque district et aura pour mission de diriger l’ensemble des autres établissements supérieurs du district, tant sur les aspects administratifs que pédagogiques. L’université fédérale se verra par ailleurs attribuer la responsabilité d’organiser l’ensemble des recherches universitaires dans la région.

En 2006, à titre d'expérimentation, le district de la région Sud et le district de Sibérie ont appliqué cette réforme. Il est à noter que c’est le gouvernement de la Fédération de Russie (Moscou) qui a désigné les établissements qui sont devenus des universités fédérales. Leur expérience s’est révélée être un succès. Elles font déjà partie des dix meilleures universités russes, et leur ambition est d’entrer dans le « Top 100 » mondial d’ici à 2020. L’université fédérale est une institution autonome qui établit ses propres standards d’enseignement.

À partir de 2011, chaque université fédérale recevra de l’État l’ensemble des fonds qui étaient auparavant distribués aux différents établissements d’enseignement supérieur. En effet, cette restructuration a aussi pour objectif d’assurer une meilleure allocation des ressources. L’objectif des universités nationales de recherche est, quant à elles, de former des cadres pour travailler dans le domaine des hautes technologies. Elles doivent effectuer des recherches fondamentales et appliquées et assurer les transferts de technologies - ainsi que des spécialistes formés - vers l’industrie. Ce statut est attribué sur concours. Le premier appel à candidature a été lancé en 2009. En mars 2010, l’appel a été renouvelé : 15 établissements sont choisis parmi les 150 candidats. Le gouvernement financera chacun des établissements ayant obtenu ce statut à hauteur de 1,8 milliard de roubles par an sur une période de dix ans. La restructuration des universités marque la volonté de la Russie de se moderniser. La création des universités fédérales est une réforme de grande ampleur, qui vise à stimuler le développement des territoires en assurant des formations de haut niveau dans tous les districts. Enfin, l’État russe souhaite, en créant les universités nationales de recherche, retrouver une position de premier plan dans les domaines scientifiques et technologiques.

L’organisation de l’enseignement supérieur

Il existe deux types d’établissements d’enseignement supérieur en Russie : les établissements non universitaires dont l’abréviation en russe est SSUZ ; et les établissements d’enseignement supérieur, dénommés VUZ. Ces derniers, à leur tour, sont subdivisés en trois catégories : universités, académies et instituts. Ils ont en outre deux formes juridiques possibles : les établissements d’État et les établissements privés.

Le système russe se distingue de l’« exception française », où les grandes écoles et les formations privées coexistent avec l’enseignement universitaire, en délivrant des diplômes reconnus par l’État — ou non pour certains établissements. Si, à l’évidence, une hiérarchie s’impose dans la qualité des formations proposées, en raison du nombre d’établissements et de leurs différences de niveau, il est possible de suivre des cursus comparables dans les deux cas. Avec une offre convergente et pléthorique. En tout, le candidat aux études en Russie se voit offrir le choix entre pas moins de 500 filières spécialisées dans toutes les disciplines possibles : médecine, ingénierie, sciences techniques, économiques et humaines, arts...

Les étudiants russes entrent dans les établissements d’enseignement supérieur à 17 ans, généralement sur concours, à l’issue de onze années d’études primaires et secondaires, en fonction des résultats de l’examen final de l’école, le « EGE ». La sélection est importante. Les mieux classés bénéficient d’une scolarité quasi gratuite dans la plupart des universités d’État. Ils reçoivent une bourse russe et sont logés à un coût très raisonnable dans les foyers universitaires. Pour autant, être moins bien classé ne signifie pas devoir renoncer à poursuivre ses études, mais devoir payer sa scolarité. Si les frais dépendent du rang de classement au concours, ils sont aussi très variables d’un établissement à l’autre. Et d’une discipline à l’autre. Tous les établissements privés sont payants. À titre indicatif, la fourchette peut aller de 380 à 7 600 € par an...

Les lycéens russes préparent la plupart du temps ce concours d’entrée en cours particuliers, cours du soir organisés par les établissements eux-mêmes, ou en dernière année (voire deux dernières années) d’études secondaires au sein de l’établissement.

L’adhésion de la Russie au système européen d’enseignement supérieur (processus de Bologne) est aujourd’hui acquise, malgré les difficultés parfois de son application. Le système LMD (licence = Bakalavr , master = Maguistr, doctorat = Kandidat des sciences ) cohabite très souvent dans les établissements russes d’enseignement supérieur avec le système traditionnel de formation en cinq ans. S’ouvrir à l’étranger en proposant des doubles diplômes a été en ce sens un moyen pour certaines universités russes d’augmenter le niveau des études et leur potentiel d’attractivité.

Deux types de cursus sont proposés :

  • Le diplôme traditionnel de « Specialist » correspondant à cinq ans d’études supérieures de niveau master 1.
  • Un cursus de type LMD comportant un « Bakalavr » en quatre ans (équivalent d’une licence) suivi d’un « Maguistr » en deux ans (équivalent d’un master).

En France, la formation en licence et, à partir de l'année 2010, en master (la fameuse “mastérisation” des concours), prépare mieux à la carrière d’enseignant qu’à celle de chercheur. En Russie, la plupart des universités, celles qui ont jadis porté le nom d’“instituts pédagogiques”, procèdent de la même manière. Ces universités visent des débouchés professionnels, y compris la formation des enseignants du secondaire. Cependant, les grandes universités russes ont l’ambition de développer la recherche et d’y initier les étudiants depuis leurs premières années. En Russie, à la faculté des lettres, les dissertations, si prisées en France, disparaissent après le concours d’entrée. En revanche, les étudiants rédigent des mémoires de recherche depuis la première ou la seconde année. Ils animent des sociétés savantes d’étudiants, participent aux colloques des jeunes chercheurs, publient des articles. Depuis la licence, ils jouissent des possibilités que les étudiants français ne découvrent qu’en master 2 et en doctorat.

En Russie, la recherche étudiante est prisée et valorisée. Certains articles, rédigés par des étudiants de licence dans les années 1970, quand j'ai fait mes études à la faculté des lettres de l’université d’État de Moscou, ont ouvert de nouveaux domaines de recherche dans les sciences philologiques et ont abouti à la rédaction de thèses. Cependant, le système traditionnel de l’enseignement supérieur russe, inspiré par les modèles universitaires allemands du XIX' siècle, prise avant tout l’apprentissage renforcé. Ainsi, en lettres, les étudiants russes suivent plus de cours de langues étrangères que les étudiants français et doivent lire plus de textes. Évidemment, chaque système a ses avantages et ses inconvénients. L’étudiant formé en Russie possède une bonne culture générale. En revanche, il analyse les textes moins bien qu’un étudiant français qui, depuis le lycée et jusqu'à l’agrégation, pratique le commentaire composé.

Les meilleurs étudiants russes sont prêts à errer longtemps pour faire une découverte. Leur dicton humoristique proclame : “Celui qui cherche trouve, mais pas forcément ce qu'il cherche ! ” Comme l’écrivait le professeur louri Lotman, la recherche consiste à poser de bonnes questions et non pas à fournir des réponses. L’approche de l’étudiant français est plus pragmatique. Il maîtrise parfaitement la synthèse, la rédaction de textes cohérents, logiques, mais pas forcément novateurs. L’enseignement russe valorise les matières de base ;

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LES ÉTABLISSEMENTS NON UNIVERSITAIRES

La Russie compte près de 2600 établissements d’État et municipaux d’enseignement supérieur non universitaire (les SSUZ évoqué haut, appelés aussi établissements de l’enseignement secondaire professionnel), fréquentés par plus de deux millions d’étudiants I n 130 institutions privées ont également été créées ces det i aimées, proposant majoritairement des programmes en droit, finance ou encore management. Ces institutions sont traditionnellement appelées Tekhnikums ou Uchilischcha. Depuis 1989, des Collèges ont par ailleurs vu le jour. On en recense aujourd’hui environ 680 dans tout le pays. Ces derniers peuvent être indépendants ou rattachés à une université. Ils dispensent à la fois des cursus d’enseignement supérieur avancé et des programmes sur deux ans menant à l’obtention d’un diplôme intermédiaire (Diplom o nepolnom vys- shem obrazovanii ). L’admission dans un Collège est soumise à des tests, à l’écrit comme à l’oral. Leur nature et leur niveau sont déterminés par chaque établissement. À noter : en Russie, un candidat ne peut présenter un examen d’entrée qu’à un seul établissement à la fois (contrairement au système des concours communs aux admissions dans les écoles de commerce ou d’ingénieur françaises, par exemple).

Dans un Tekhnikum, la durée des études est de deux à trois ans après un cycle secondaire. Dans un Collège, de trois ans et demi à quatre ans et demi. Les titulaires d’un diplôme obtenu dans un établissement d’enseignement supérieur non universitaire qui ne souhaitent pas entrer directement dans la vie active peuvent poursuivre leurs études dans la même spécialité à l’université. À la condition toutefois que leur formation initiale soit reconnue par l’État, faute de quoi il leur sera nécessaire de repasser les examens d’admission. Ils peuvent ensuite bénéficier de l’octroi de crédits ou se voir proposer des programmes raccourcis.

LES ÉTABLISSEMENTS D’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR D’ÉTAT ET PRIVÉS

Les établissements d’enseignement supérieur d’État et privés (lesdits VUZ, évoqués plus haut) se subdivisent en trois types : universités, académies et instituts.

  • L’université propose un spectre extrêmement large de disciplines, lesquelles sont logiquement rattachées aux différents domaines de spécialités. Par exemple : université classique ou université de technologies.
  • L’académie possède un champ plus ciblé des spécialités, le plus souvent dans un domaine industriel. Par exemple : académie agronomique, académie des mines, etc.
  • L’institut peut, quant à lui, se concentrer sur une spécialité choisie et conduire des recherches scientifiques d’une manière autonome, en choisissant lui-même des thèmes.

Qu’ils soient d’État ou privés, les universités, les académies ou les instituts passent obligatoirement par une procédure d’accréditation d’État. En d’autres termes, cela signifie que ce dernier se porte garant de la qualité de l’établissement concerné et qu’à la fin de ses études, l’étudiant se voit remettre un diplôme reconnu par l’État. Cela n’empêche en rien les établissements qui n’ont pas d’accréditation d’État de délivrer leurs propres diplômes (dans ce cas, non reconnus officiellement).

Le statut standard des établissements d’enseignement supérieur universitaire, adopté par le gouvernement de la Fédération de Russie le 26 juin 1993, stipule que « les universités sont des institutions d’enseignement supérieur dont les activités ont pour objectif le développement de l’éducation, de la science et de la culture à travers la poursuite de la recherche fondamentale et appliquée, l’offre de programmes d’enseignement à tous les niveaux supérieur, doctoral et postdoctoral ainsi que la continuation de l’éducation dans tous les domaines des sciences humaines, naturelles et sociales ».

Les universités de Moscou et de Saint-Pétersbourg comptent naturellement parmi les plus réputées et les plus anciennes. Mais il est possible d’étudier dans de nombreuses autres grandes villes universitaires en Russie, qu’il s’agisse de Tomsk, Novossibirsk, Kazan, Rostov-sur-le-Don ou bien d’autres encore.

Les universités d’État se répartissent selon les catégories suivantes :

  • Les universités classiques (pluridisciplinaires).
  • Les universités pour les sciences et humanités.
  • Les universités pédagogiques.
  • Les universités de médecine.
  • Les universités pour l’agriculture.
  • Les universités pour les technologies.

Ces spécialités correspondent à une refonte du système éducatif, qui remplace notamment les instituts polytechniques et spécialisés qui avaient cours à l’époque de l’Union soviétique.

À ce jour, le système d’enseignement supérieur universitaire russe regroupe quelque 590 établissements d’enseignement supérieur d’État : 91 universités classiques; 156 instituts pédagogiques, incluant 91 universités pédagogiques; 47 institutions spécialisées dans le médical ; 59 institutions spécialisées en agriculture ; 56 institutions spécialisées dans le domaine économique ; 48 institutions spécialisées dans les arts; 145 institutions spécialisées dans le domaine de l’ingénierie; 21 en ingénierie civile;7 en droit; 12 en culture physique et sports (http://stat.edu.ru).

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Pour aller plus loin

Vous pouvez consulter la Este, composée par l’Union des recteurs de Russie et actualisée en 2010, des 206 universités russes d'État, classées par ordre alphabétique, sur le site de l’Union : http:// rsr-online.ru/schools.php (en russe).

Pour de plus amples informations sur les initiatives récentes en matière d’enseignement supérieur en Russie, vous pouvez également aller sur ce même site (en anglais) : http://rsr-online.ru/english/about.htm http://rsr-online.ru/english/internet.htm

Le portail Internet : « Enseignement russe pour citoyens étrangers », accessible en dix langues dont le français, présente des bases de données régulièrement mises à jour des établissements russes d’enseignement supérieur (258 universités, académies et instituts, à la date de juillet 2010) et des établissements de formation secondaire professionnelle (24 établissements, à la même date)

Vous pouvez enfin consulter le site : « Tous les établissements d’enseignement supérieur de Russie — annuaire des établissements accrédités » (en russe), un moteur de recherche sur les universités en fonction de plusieurs critères : la formation souhaitée, la région ou la ville, le type - université, académie, institut - et la forme juridique, établissement d’État ou privé. Vous y trouverez les réponses à des questions fréquentes : comment choisir entre université d’État et université privée ? Qu’est-ce qu’une accréditation ?

Quelle différence y a-t-il entre université, académie et institut ? http://abitur.nica.ru/

Classement national des universités d’État russes

Pour bien choisir votre université en Russie, vous pouvez vous reporter au premier Classement national des universités d’État, effectué en octobre 2009 par l’agence de presse internationale

Le classement 2017 a été effectué en deux catégories, les universités classiques et les universités et facultés juridiques, chacune comportant 50 universités.

Exemple du classement des universités classiques :

1. Université d'État de Moscou M.V. Lomonossov – MGU

2. Université d’État de Saint-Pétersbourg

3. Institut de physique et de technique de Moscou (université d’État)

4. Université d’État de Russie de l’Amitié des peuples

5. Université pédagogique d'État de Russie A.I. Herzen (Saint-Pétersbourg) Université d’État de Novossibirsk

6. Université d’État de Tomsk

7. Université d'État de Nijni Novgorod N.l. Lobatchevsky (université nationale de recherche)

8. Université d’État d'Extrême-Orient (université fédérale d’Extrême-Orient) Université nationale de recherche nucléaire MIFI

9. Université d’État de Kazan (université fédérale de la région de la Volga) Université fédérale du Sud de la Russie

10. Université d’État du Sud de l'Oural

11. Université technologique d’État de l'Oural B.N. Eltsine (université fédérale de l'Oural)

12. Université pédagogique d’État de Moscou Université d’État de Voronej

13. Université d'État de Sibérie

14. Université d’État de Saratov N.G. Tchernyshevsky Université d’État de Belgorod

15. Université d'État de Petrozavodsk

La discipline la plus attractive pour les étudiants étrangers en Russie est la médecine (19,2 % d’étudiants). Les sciences économiques, la finance et la gestion occupent la deuxième place (17,5 %). La troisième place est attribuée aux disciplines en sciences humaines et sociales (15,6 %). Sont aussi prisés les domaines techniques et d’ingénieur, le droit, les sciences naturelles et les sciences exactes - en particulier les mathématiques. Les étudiants étrangers font leurs cursus dans 170 universités russes. Leader incontestable : Moscou. La capitale russe accueille ainsi les étrangers dans plus de 50 établissements d’enseignement supérieur.

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