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Pourquoi faut-il visiter Saint-Pétersbourg ?
Voyage littéraire dans la Venise du Nord 2026

Temps de lecture : 25 minutes | Mis à jour : Janvier 2026

Saint-Pétersbourg n'est pas seulement une ville, c'est un mythe. Fondée en 1703 par Pierre le Grand sur les marécages de la Neva, cette cité a inspiré les plus grands écrivains russes et continue de fasciner par son architecture unique et son atmosphère envoûtante. Découvrez pourquoi la « Palmyre du Nord » mérite sa place dans votre liste de voyages.

Vue panoramique de Saint-Pétersbourg avec ses canaux et palais

La beauté métaphysique de Saint-Pétersbourg

La Venise du Nord ? Non, non et non ! Venise est un dédale de ruelles tortueuses, Saint-Pétersbourg un damier d'avenues rectilignes. Venise se découvre peu à peu, au fil des promenades, Saint-Pétersbourg se donne d'emblée. La beauté de Venise est pittoresque, la beauté de Saint-Pétersbourg est métaphysique.

Si je m'adosse à la colonne d'Alexandre et que je regarde la façade du palais d'Hiver, je me sens comme transporté en pleine éternité. Je contemple quelque chose qui a existé depuis toujours, de même que la Neva, avec sa puissante et sourde rumeur, si somptueusement évoquée par la musique de Tchaïkovski à l'avant-dernier tableau de La Dame de pique, me donne l'impression de jaillir du fond des temps et de rouler ses eaux noires avec une majesté invariable.

🎭 Le charme secret de la ville

Non que cette ville manque de charme. Rien de plus délicieux que les trois petites îles du delta — Kamenny, Elaguine et Krestovski — parsemées d'anciennes datchas, où la haute société pétersbourgeoise émigrait pendant la belle saison. On y rencontre un théâtre en bois, un très beau palais construit par Rossi, des parcs d'attraction, des pavillons au milieu de la forêt, des terrasses où l'on vient admirer le coucher de soleil sur le golfe de Finlande.

La grande île Vassili, dont les rues droites débouchent sur le fleuve, cache des coins discrets et surprenants. Le long du rempart qui protège la forteresse Pierre-et-Paul, s'étend une agréable plage de sable fin, exposée en plein sud, et, à la pointe occidentale de l'îlot, est aménagé un petit square très peu fréquenté, malgré la présence de bancs installés au bord du fleuve, d'où l'œil embrasse le magnifique panorama qui va de la Strelka à l'Amirauté et au palais d'Hiver.

En plein centre de Saint-Pétersbourg, qu'y a-t-il de plus poétique au monde que les méandres du canal Griboïedov, dans le quartier qu'affectionnait Dostoïevski, entre la place aux Foins, le cœur populaire de la ville, et la perspective Rimski-Korsakov ?

Mon endroit préféré est ce point de la rue Sadovaïa où les deux canaux Griboïedov et Krioukov se croisent. Du pont qui les enjambe, on aperçoit au-dessus des arbres les bulbes dorés de Saint-Nicolas-des-Marins, et, au premier plan, le clocher bleu à étages posé comme un décor d'opéra au bord de l'eau. La place des Arts, généreusement arborée, offre un ensemble de bâtiments édifiés dans un style identique, avec une harmonie incomparable. Partout on s'arrête, on s'émerveille, on contemple.

Bateau sur la Neva à Saint-Pétersbourg

Saint-Pétersbourg : la seule métropole au monde à présenter une unité parfaite

Dans l'ensemble, cependant, c'est un charme qui reste, si je puis dire, sous haute surveillance. Une main de fer a mis de l'ordre dans ces rangées de maisons. Même si l'on ignore l'histoire de la ville, et avec quelle volonté despotique Pierre le Grand et ses successeurs ont présidé aux constructions, il est clair que rien n'a été laissé au hasard, que tout a répondu à une décision souveraine.

Alors que toutes les autres capitales se sont développées au petit bonheur, de manière empirique, chacun étant libre de bâtir à sa guise, en sorte que le plus laid y côtoie le plus beau, à Rome comme à Paris, Saint-Pétersbourg est la seule métropole au monde à présenter une unité parfaite, une homogénéité sans faille, une compacité de théorème. C'est la pensée faite pierre — ou plutôt brique, puisque, par un paradoxe supplémentaire, ces édifices qui semblent faits d'une matière solide, immuable, ne sont que de la brique légère, peinte et repeinte tous les ans.

📐 La ville idéale réalisée

En Italie, pendant la Renaissance, les architectes rêvaient d'une ville idéale, qui eût répondu au nombre d'or. Ce rêve, qui n'a jamais été réalisé en Italie, voici qu'il l'est à Saint-Pétersbourg. Il y a même une rue, la rue du Théâtre, qui mesure 220 mètres de long, 22 mètres de large, la hauteur des palais qui la bordent étant de 22 mètres. Victoire absolue de l'esprit, primauté de la règle intellectuelle sur le désordre.

Rigueur excessive ? Froideur ? Peut-être. Mais toute la grande poésie, celle d'Homère comme celle de Pouchkine, celle de Racine comme celle de Baudelaire, n'est-elle pas faite de rythmes fixes et de rimes obligées ? N'est-ce pas justement des contraintes respectées jusqu'au bout, n'est-ce pas de l'obéissance à des lois rigoureuses que jaillit la suprême beauté ?

Je suis belle, ô mortels ! comme un rêve de pierre...
... Et jamais je ne pleure et jamais je ne ris

— Baudelaire, La Beauté

Baudelaire intitule La Beauté ce poème où il proclame son évangile artistique. Pour reprendre une autre de ses formules, Saint-Pétersbourg est pour moi ce « sphinx incompris » dont j'interroge sans fin la transparente et pourtant énigmatique splendeur. Sévère et hautaine utopie, la ville déploie sous mes yeux captivés ses mystères impeccables.

La Palmyre du Nord

Parmi les innombrables ouvrages consacrés à la « Palmyre du Nord », se détachent ceux du photographe Ferrante Ferranti. Dès la photo de couverture de ses albums, on est saisi par la lumière bleue qui flotte sur la Neva prise dans les glaces, devant les façades solennelles des palais.

📅 Les deux saisons magiques

La ville atteint son maximum de beauté à deux moments de l'année :

  • En février — quand il fait moins 30 degrés et que la Neva est prise dans les glaces
  • En juin — pendant les nuits blanches, quand le soleil ne se couche presque pas

Dans ces moments, le ciel, l'eau et la pierre irradient d'une clarté surnaturelle.

Andreï Makine explique la gêne et la réserve que tout Russe éprouve en arrivant dans la capitale de Pierre le Grand. Lui-même a d'abord été déçu par « la rectitude onirique » des rues et des avenues, par ces cathédrales qui exhibent « les côtes efflanquées » de colonnes et de pilastres, « là où nos bonnes vieilles églises exposent la blanche et lisse rotondité des murs nus », par « cette minutieuse éviction du hasard » dans une ville surconstruite.

S'il est revenu sur cette opinion, c'est en comprenant « la vérité profonde de Saint-Pétersbourg : une cité dont l'existence matérielle est à chaque moment transcendée par le Beau et à laquelle le quotidien ne s'ajoute que par nécessité, comme les scories de la réalité s'agrippant à l'idéal ».

Pont sur la Neva à Saint-Pétersbourg

Le mythe littéraire et musical de Saint-Pétersbourg

Peu de villes ont produit leur mythe littéraire avec autant de force que Saint-Pétersbourg. Aucune autre, peut-être, ni Paris, ni Londres, ni Rome, à cause des circonstances mêmes de sa création et de son développement.

Les grandes capitales de l'Occident ont grandi de façon empirique. Seule Saint-Pétersbourg est née de la volonté d'un homme, Pierre le Grand. Il n'y avait que marécages et tourbières dans le delta de la Neva, lorsqu'il décida d'y implanter une ville. Il posa la première pierre de la forteresse en 1703, et, dix ans après, les constructions étaient assez nombreuses pour que le tsar érigeât en capitale de la Russie l'agglomération à peine surgie des brouillards et des glaces.

Une beauté architecturale unique voulue par Pierre le Grand

Cela n'avait pas été sans mal ni vies humaines sacrifiées. On évalue à quelque cent mille le nombre des ouvriers, serfs ou prisonniers de guerre, qui moururent en enfonçant dans la vase gelée les pilotis destinés à soutenir palais et maisons.

Dès l'origine, Saint-Pétersbourg s'est présentée avec une double image : d'une part une façade somptueuse, un ensemble architectural d'une splendeur inégalée — mais d'autre part un arrière-monde de tragédie et de violence. Reine des cités par sa beauté unique, et en même temps grouillement de fantasmes maléfiques et de cauchemars, Saint-Pétersbourg a été d'emblée le lieu d'une intense contradiction.

Nul ne pouvait rester indifférent. Le mythe est né justement de cette nécessité de prendre parti, d'avoir confiance ou d'avoir peur, d'adorer ou de haïr. Pierre le Grand avait engagé lui-même la polémique, en faisant de la nouvelle capitale une arme de guerre contre Moscou.

🪟 « Une fenêtre sur l'Europe »

Des arguments objectifs militaient pour la création de Saint-Pétersbourg : disposer d'un port de guerre et de commerce, nouer des liens plus étroits avec l'Occident, procéder à des échanges de techniciens et d'ingénieurs. Mais la première intention du tsar était d'abaisser Moscou, de briser le pouvoir de l'Église orthodoxe, d'éradiquer les plus anciennes traditions russes. Aimer Saint-Pétersbourg, c'était opter non seulement pour l'Europe, mais pour la modernité.

Le premier qui formula de sévères critiques contre le tsar fondateur fut le grand historien Nikolaï Karamzine, dans les années 1820 : « Pierre ne voulut pas admettre que la puissance morale des États est produite par l'esprit populaire, et par conséquent il traita par un comportement méprisant les traditions qui avaient nourri cet esprit. »

Pouchkine et Le Cavalier de bronze

Le premier écrivain majeur à traiter de Saint-Pétersbourg fut Pouchkine, dans un poème écrit en 1833. La censure de Nicolas Ier n'autorisa à publier que le Prologue — indication suffisante de la portée subversive de cette œuvre.

Le Prologue est un hymne à la splendeur de la ville, aux rives de la Neva, aux quais de granit, aux grilles de fer forgé, aux palais, aux tours, aux monuments magnifiques, et même à la magie des nuits blanches de juin. Nul doute que Pouchkine a voulu répondre aux détracteurs de Pierre le Grand et de Saint-Pétersbourg.

Dans la suite de son poème, cependant, Pouchkine dévoilait l'autre versant de la réalité pétersbourgeoise, l'aspect maléfique et pervers caché derrière la vitrine fastueuse. Il raconte l'histoire d'Eugène, un petit employé insignifiant, dont la fiancée disparaît dans la terrible crue de 1824. Fou de chagrin, Eugène passe une nuit près de la statue équestre de Pierre le Grand. Il murmure quelques menaces contre le tsar qu'il accuse d'avoir fondé une ville dans un lieu impropre à la vie humaine. Furibond, le cavalier de bronze descend de son socle et poursuit à travers les rues le jeune homme terrifié, qui perd la raison.

Architecture de Saint-Pétersbourg

Ce poème a donné lieu à d'innombrables commentaires. Pour le critique Bielinski, chef de file des occidentalistes, rien ne pouvait être considéré comme une critique de Pierre le Grand. Pour Dimitri Merejkovski, slavophile, la dispute symboliserait l'affrontement du paganisme triomphant et du christianisme, des humbles prostrées devant le trône mais dont la révolte est le signe de leur invincibilité spirituelle.

« Nous, les faibles, nous, les petits, nous marchons contre Toi, ô Grand, nous lutterons encore contre Toi et qui sait à qui reviendra la victoire ? »

— Merejkovski, Les Éternels compagnons de route

Le mérite de cette interprétation est de relier Le Cavalier de bronze à toute la suite de la littérature russe du XIXe siècle. Tous les écrivains russes reprendront sous des formes diverses la figure d'Eugène pour en faire autant de prototypes des « humiliés et offensés ». Il y a de l'Eugène dans l'Akaki Akakievitch du Manteau de Gogol, comme dans les personnages faméliques des Nuits blanches de Dostoïevski.

Saint-Pétersbourg et Alexandre Dumas

Avec Alexandre Dumas, le mythe prend un tour plus détendu et chaleureux. Le Maître d'armes (1840) suit les aventures d'un Français qui va chercher fortune en Russie. L'époque : l'année 1825, au moment du complot des décabristes.

C'est un tableau complet de la vie à Saint-Pétersbourg qui est offert au lecteur. Aux descriptions de la ville font suite des aperçus curieux et amusants sur les différentes classes sociales : cochers et ramoneurs, pompiers et garçons de bain. On assiste au supplice du knout, on s'enfonce dans les vapeurs d'un établissement thermal, on manque avoir le nez gelé. La grande crue de la Neva de 1824 est magnifiquement évoquée.

Plus tard, en 1858, Dumas put enfin visiter la Russie sous Alexandre II. Son Voyage en Russie est un récit très vif et amusant, bourré d'anecdotes sur les différents tsars et la vie à la Cour impériale.

Gogol et Dostoïevski : la face sombre de la ville

Avec Gogol et Dostoïevski, nous entrons dans le massif central du roman russe. Des textes illustres qui, loin d'exalter la beauté architecturale de Saint-Pétersbourg, s'en prennent à l'aspect maléfique de la ville.

Gogol : le cauchemar pétersbourgeois

Pour Gogol, arrivé de son Ukraine natale à vingt-deux ans, la capitale apparut à la fois comme une aberration et comme un cauchemar. Même la perspective Nevski, la glorieuse avenue, se révèle dans la nouvelle homonyme comme un lieu de fraude et de mensonge.

« Fuyez, pour Dieu, fuyez au loin le réverbère ! Heureux encore si vous vous en tirez avec une coulée de son huile puante sur votre manteau. Mais outre le réverbère tout respire l'imposture. Elle ment à longueur de temps, cette Perspective Nevski ! »

— Gogol, La Perspective Nevski

Du Manteau, on a pu dire que toute la littérature moderne en sortait. Akaki Akakievitch, humble copiste, souffre-douleur de ses collègues, c'est l'Eugène de Pouchkine développé en personnage de fiction — l'intrusion de l'homme sans qualités dans le paysage romanesque.

Saint-Pétersbourg vue panoramique

Dostoïevski : le symbole littéraire de Saint-Pétersbourg

Dostoïevski lui non plus n'est pas tendre pour la capitale des tsars. L'architecture de Saint-Pétersbourg exprime pour lui « toute l'absence de caractère et de personnalité de cette ville ».

Cependant, c'est dans la biographie et les convictions de l'écrivain qu'il faut chercher les motifs de ce ressentiment. Né à Moscou, il fut conduit à Saint-Pétersbourg à seize ans. En 1849, pour avoir fréquenté un cercle de libéraux, il fut arrêté, enfermé dans la forteresse Pierre-et-Paul, condamné à mort, mis en joue et gracié à la dernière seconde, sa peine commuée en déportation en Sibérie.

Dostoïevski a situé ses plus grands romans à Saint-Pétersbourg. Dans Crime et Châtiment, la ville est un des personnages. Non pas la Saint-Pétersbourg des quartiers chics, mais celle qui grouille dans les cours populeuses et se blottit dans les mansardes à bas loyer.

🗺️ Sur les traces de Raskolnikov

Encore aujourd'hui, on peut, le livre à la main, suivre l'itinéraire de Raskolnikov : de son galetas au 19 de la rue Grajdanskaïa à la loge de la concierge où il vole la hache, de son domicile à celui de l'usurière. Au 17 de la rue Kaznatcheskaïa habitait Dostoïevski lui-même. Des graffitis, renouvelés périodiquement, couvrent encore les murs : « Rodia, n'aie pas peur, c'est moi. » « Rodia, tu n'as pas oublié la hache ? »

À vingt-six ans, Dostoïevski avait publié Les Nuits blanches, qui nous livre une autre clef de sa méfiance envers Saint-Pétersbourg. Tout ce qui arrive au cours de ces nuits ensorcelées est empreint d'une fascination irrésistible, mais le réveil ne peut être qu'une déception. C'est la ville elle-même qui est responsable de ce jeu de faux-semblants. Avec ses nuits qui ne sont ni chair ni poisson, cette confusion de l'ombre et de la clarté jette le cœur dans une folie provisoire.

La face sombre de la ville : de Leningrad à aujourd'hui

Dès 1843, le poète Nikolaï Nekrassov avait dénoncé l'envers pauvre de la ville si brillante en apparence, les sous-sols sans lumière, les galetas glacés, repaires de la misère.

La vision d'Andreï Biely, dans son roman Pétersbourg (1913), renchérit encore sur le pessimisme de ses devanciers. Il y voit des « avenues d'épouvante », semble hypnotisé par « l'eau trouble de la Neva, infectée de bacilles », et choisit la couleur jaune pour symboliser le caractère démoniaque de la ville.

La Neva à Saint-Pétersbourg

Puis vinrent la Révolution, le changement de nom, Leningrad, les persécutions, l'horreur. Les écrivains russes revinrent sur leurs préventions et exprimèrent leur attachement à l'ancienne capitale. Tel Ossip Mandelstam dans son poème Leningrad : « Je suis revenu dans ma ville familière jusqu'aux sanglots. »

Quant aux exilés, ils emportèrent une image flatteuse de la ville. Vladimir Nabokov, arraché à dix-huit ans à son lieu natal, en a chanté « les matins exaltants ». Joseph Brodski, exilé politique, célébra le bonheur de la promenade « parce que marcher sous ce ciel, le long des quais de granit brun de l'immense fleuve gris, est une école où apprendre à voir loin ». Nina Berberova revoyait « dans cette ville la plus préméditée du monde » l'image même du paradis perdu.

Le siège de Leningrad et la renaissance

Le siège de Leningrad, entre 1941 et 1944 (900 jours de blocus), réactiva et embellit le mythe, qui prit une couleur tragique et héroïque. La Septième Symphonie de Chostakovitch, dite « Leningrad », dont la première pétersbourgeoise eut lieu le 9 août 1942 dans la grande salle de la Philharmonie, le jour même où Hitler avait annoncé qu'il festoierait à l'hôtel Astoria, a été l'expression la plus haute de la foi retrouvée dans la ville.

Tchaïkovski et le mythe musical

Au cimetière Notre-Dame de Tikhvine, devant la laure Saint-Alexandre-Nevski, sont regroupées les tombes des grands compositeurs du XIXe siècle, de Glinka à Anton Rubinstein. Un peu à l'écart, Tchaïkovski. Ses deux opéras les plus célèbres ont pour cadre Saint-Pétersbourg : Eugène Onéguine et La Dame de pique.

La mort de Tchaïkovski représente l'incarnation suprême du mythe. Le compositeur était venu diriger la première de la Symphonie pathétique dans la salle de la Philharmonie. Peu de temps après, il mourait. Tchaïkovski, le plus grand homme de Russie, n'a pas plus compté aux yeux d'Alexandre III que l'Eugène de Pouchkine aux yeux de Pierre le Grand.

C'est la perfection même de cette ville, l'élégance de ses avenues et de ses monuments, qui sont tenues pour responsables des malheurs de ses habitants. De même que Nastasia, l'héroïne de L'Idiot, est trop belle pour ne pas causer la tragédie autour d'elle, la perfection de Saint-Pétersbourg est promesse de désastre et de ruine — du moins dans l'imaginaire de ceux qu'elle intimide ou écrase.

Informations pratiques 2026

🏛️ Les incontournables de Saint-Pétersbourg

  • Musée de l'Ermitage — Plus de 3 millions d'œuvres, l'un des plus grands musées du monde. Ouvert du mardi au dimanche, nocturnes les mercredis et vendredis jusqu'à 21h.
  • Forteresse Pierre-et-Paul — Berceau de la ville, tombeau des tsars Romanov
  • Cathédrale Saint-Sauveur-sur-le-Sang-Versé — Chef-d'œuvre de l'architecture russe
  • Perspective Nevski — L'artère principale, 4,5 km de splendeurs architecturales
  • Cathédrale Saint-Isaac — Vue panoramique depuis la colonnade (262 marches)
  • Théâtre Mariinski — Opéras et ballets de renommée mondiale
  • Peterhof — Le « Versailles russe » et ses 150 fontaines (mai-septembre)
  • Tsarskoïe Selo — Le palais Catherine et la célèbre Chambre d'ambre

📅 Quand visiter ?

  • Juin (nuits blanches) — Le soleil ne se couche presque pas, festivals, atmosphère magique
  • Décembre-février — La ville sous la neige, marchés de Noël, ambiance féerique (-10°C à -25°C)
  • Mai et septembre — Températures agréables, moins de touristes

💜 Rencontrer l'âme slave

Saint-Pétersbourg n'est pas seulement une destination touristique — c'est une porte ouverte sur l'âme russe. Si vous êtes un homme francophone attiré par la culture slave et désireux de rencontrer une femme sérieuse pour fonder une famille, l'Agence CQMI vous accompagne depuis plus de 15 ans dans vos projets de rencontre avec des femmes russes et ukrainiennes cultivées et attachées aux valeurs familiales.

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